Pendant plus de dix ans, entre deux gares, quelque chose passait dans le train. Les images captaient sans s’imposer.
Une confidence, à peine retenue.
“CE QUE C’EST”
Un corpus & une série
UN Ensemble IMPROVISé
UNE IMMEDIATETé

INSPIRATION STREET PHOTOGRAPHY
Portraits in situ
PAYSAGES, AMBIANCES
Situations réelles
Sans mise en scène

Une lecture ORIENTé D'UNE éPOQUE
UNE Diversité des profils
UN Ancrage ARTISTIQUE

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Dans un monde en perpétuel mouvement,où les êtres en activité permanente se bousculent, se frôlent, s’abandonnent le temps d’un trajet. Ballotés, bercés, le regard perdu, noyé ou hypnotisé par le paysage qui défile...

Le miroir d'un quotidien pendulaire.

En train de…
Pour la liberté de l'instantané
Pendant plus de dix ans, j'ai photographié les voyageurs pendulaires. De ces trajets répétés sont nées plus de 650 images, saisies sans mise en scène, au hasard des gestes, des reflets et des rencontres.
L'instantané ne se négocie pas à l'avance. Exiger une autorisation avant chaque déclenchement, c'est parfois faire disparaître ce qui constitue précisément l'œuvre.
Le droit à l'image protège légitimement les personnes. Mais leur seule présence reconnaissable ne devrait pas suffire à disqualifier une démarche artistique. Une photographie est aussi une intention, une composition, une interprétation du réel.
Je revendique la liberté de saisir l'imprévu, avec la responsabilité de décider ensuite de ce qui peut être montré.
La protection des personnes ne doit pas devenir, par principe, une interdiction de créer.
Liberté artistique et droit à l'image : fondements juridiques
En Suisse, la liberté de l'art est garantie par l'article 21 de la Constitution fédérale. L'article 28, alinéa 2, du Code civil admet qu'une atteinte à la personnalité puisse être justifiée par un intérêt privé ou public prépondérant.
La jurisprudence du Tribunal fédéral impose une pesée concrète entre les droits des personnes et la liberté de création, en tenant notamment compte des possibilités de réaliser l'œuvre autrement (ATF 120 II 225 ; ATF 135 III 145).
Dans une démarche fondée sur l'instantané, le consentement préalable systématique peut compromettre la possibilité même de créer l'image. Cette particularité mérite d'être prise en compte dans la pesée des intérêts, sans dispenser le photographe de sa responsabilité quant aux images réalisées et aux conditions de leur diffusion.
Le droit à l'image ne doit pas être considéré comme une interdiction automatique de toute création photographique spontanée.
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